la douceur de vivre

2 May

la douceur de vivre

Le Caravage David & Goliath

promenade dans le blog

on se croit dans une ville, Paris par exemple

il y a les Champs-Elysées, c’est lumineux, mondain, frivole et vaste

Quand j’étais petite Paris était en noir et blanc et quatre fiacres, avec chevaux et cochers.

Il y avait déjà des automobiles, des deudeuches, des déesses citröen, des tractions avant avec leur fière calendre d’acier.

des quatre chevaux ! c’était une petite baguette réfléchissant la lumière qui se dressait hors d’une bogue portière qu’on désignait “clignotant”

il y a quartiers populaires, plateformes d’aéroport, et autour de Saint-Antoine, sous les arcades de n’oubliez jamais, les allumés d’hier qui sortent de chez Guttenberg, le ballon de rouge à la main, un peu grossis, un peu vieillis, avec une cravate négligeamment arborée, chérie et ostensible comme une décoration vaine, méritée, un peu cynique. Ils sont venus saluer leur vieux poteau qui sort de maladie ordinaire, et a accroché ses toiles dans un caveau branché près de la Seine, pour leur faire une surprise et pour regoûter à la saveur du printemps.

il y a la banlieue, phénoménale, exotique, cette princesse fauchée qui marche les yeux vides en fumant de l’opium au bout d’un tube de nacre, promenant son pitt-bull au bout d’un fouet de gladiateur, jusqu’au bout, jusqu’aux frontières …

○○○

j’ai écrit ce texte pour DAWAH mon ami très joyeux

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