pour cruciverbistes ceinture noire

2 May

pour cruciverbistes ceinture noire

La drépanocytose

Cette maladie génétique, donc héréditaire, est l’hémoglobinopathie la plus fréquente dans le monde.

50 millions de personnes en sont atteintes.

C’est en Afrique centrale que les drépanocytaires sont les plus nombreux. Une personne sur trois serait atteinte.

En République Démocratique du Congo, par exemple, 40% des habitants sont malades. Mais la drépanocytose reste encore largement méconnue et désarme nombre de médecins.

Le gène de la drépanocytose est né d’une mutation génétique due au paludisme. Ce qui explique que la maladie soit si répandue en Afrique.

Complexe, elle se présente de différentes façons. Les deux manifestations les plus fréquentes sont les formes hétérozygote et homozygote.

Dans la première, un individu naît avec un gène sain (A) et un gène malade (S). Il n’aura aucun signe clinique de la maladie. Par contre, il pourra transmettre la déficience génétique à son enfant.

Si son conjoint est aussi AS, l’enfant a 50% de l’être, 25% d’avoir deux gènes normaux (AA) et autant de venir au monde avec deux gènes malades (SS). C’est la forme homozygote.

Dans ce cas, la maladie est très souvent un enfer.

Une souffrance intolérable

Les drépanocytaires souffrent d’anémie.

Leurs globules rouges ont une durée de 20 jours, contre 120 pour ceux d’un individu normal.

Lorsque l’oxygène manque, ils perdent progressivement leur forme ronde pour prendre celle d’une faucille. Il arrive qu’ils se durcissent et provoquent des bouchons dans les artères. Ils ne peuvent donc plus assurer leur fonction première : délivrer de l’oxygène aux organes.

Des crises de douleur chroniques, mais quasi imprévisibles, se manifestent. Dans les cas extrêmes, les crises sont si violentes qu’elles touchent les os et les organes.

« Certaines douleurs atteignent le niveau trois sur l’échelle de douleur l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). C’est le maximum. On administre de la morphine aux malades. Dans certains cas, ce n’est même pas assez », souligne Edwige Ebakisse, présidente du Réseau francophone de lutte contre la drépanocytose (RFLD), en France.

Si les crises se répètent souvent, elles peuvent engendrer un handicap moteur et sensoriel.

En Afrique, tous les hôpitaux n’ont pas de morphine. Même les antibiotiques prescrits pour les petites crises ne sont pas toujours disponibles. Le taux de mortalité chez les enfants malades est donc très élevé. « Sur 200 000 drépanocytaires qui naissent chaque année au sud du Sahara, la moitié va mourir avant l’âge de cinq ans. La plupart à cause d’infections qui n’ont pas pu être traitées.

L’antibiothérapie, qui protège des microbes et des bactéries, n’existe pas en Afrique. Du coup, une simple bronchite peut emporter les plus jeunes », explique Edwige Ebakisse.

Les drépanocytaires ont une espérance de vie très courte. Le pays qui s’en sort le mieux est la Jamaïque avec une moyenne de 58 ans

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: