un poème au hasard

7 Sep

ton ventre aux plis soyeux s’avance auprès du mien

tes seins comme deux blocs de granit ébranlés

du seïsme évoqué lorsque les chairs s’imitent

le prélude obligé à la vie qui se fâche

d’attendre en vain le fruit de ses piètres victoires

sur ton dos dénudé de ta peau brune et rose

une entaille à hauteur de ton épaule lasse

vogue un grain de café ramené des Antilles

là où tes souvenirs sont tombés à la mer

pour donner à mes yeux ce tableau pâle et vide

qui voient en transparence l’oiseau en équilibre

Et les âmes en suspend aux yeux doux des licornes

qui ne meurent au matin que pour mieux revenir

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